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         En 1890-1891 Saunière assure le double service à Antugnac                                        


dscf1493.jpg    Le 4 mai 1890, cinq ans  après sa nomination à la cure de Rennes-le-Château, l’Evêché de Carcassonne nomme Bérenger Saunière curé par intérim d’Antugnac en remplacement de l’abbé  Verniole, qui se retire à l’age de soixante-quinze ans. 

Bérenger qui a alors 38 ans a déjà entrepris les travaux de restauration de son église de Rennes-le-Château par la mise en place d’un autel neuf et des vitraux. Cette nomination, même si elle n’est que provisoire aurait pu le contrarier, bien au contraire, il est  heureux et enthousiaste d’assurer le service religieux dans ce village ou il venait souvent avec son frère Alfred, alors jeunes séminaristes à l’occasion des grandes fêtes et solennités religieuses et ou il compte de nombreux amis.
De cette courte période (1890-1891) de la vie de Bérenger Saunière, un ouvrage inédit des éditions « Bélisane » qui en 1984, publiait «  Abbé Bérenger Saunière curé de Rennes le Château. Mon enseignement à Antugnac 1890 ».
Dans ce carnet d’une centaine de pages Bérenger Saunière consignait ses activités sacerdotales, notait les textes de ses sermons et prônes, qu’il lisait par la suite en chaire, des textes émaillés de réflexions personnelles qui nous éclairent sur la personnalité de l’abbé et peuvent nous faire comprendre bien des attitudes qu’il eut ou adopta par la suite à Rennes-le-Château. L’avant propos est signé par l’abbé Bruno de Monts qui se félicite de cette publication  qui rétablit  certaines vérités et réfute les calomnies émises par certains auteurs.
   Voici ce que dit Saunière à ses nouveaux paroissiens le dimanche 4 mai 1890, IVe dimanche après Pâques, premier jour du double service à Antugnac.
« …Je ne saurai comment vous expliquer mes biens chers frères la joie que j’ai goûtée, le plaisir que j’ai ressenti, éprouvé à l’annonce d’une telle nouvelle ! C’est pour moi, je vous l’avoue, un honneur et un bonheur en même temps de pouvoir vous être utile dans une semblable circonstance.
Nous ne sommes pas des étrangers les uns vis-à-vis des autres ; Antugnac n’est pas pour moi un village inconnu ; c’est en quelque sorte un second pays natal.


dscf1510.jpg… Surtout ne le répétez pas aux gens de Rennes ? Dieu vous en préserve : je nourrissais presque l'espoir d'être un jour votredscf1531.jpg Curé.

Si le bon Dieu ne veut pas que mon désir se réalise, je pourrais du moins me flatter d'avoir été votre vicaire… 
Votre paroisse ne sera pas pour moi une annexe, mais une sœur de Rennes-le-Château, je la servirai avec le même zèle, la même charité. Vous serez pour moi une seconde paroisse que j'aimerais et que je servirai avec le même dévouement et avec toute l'ardeur dont je serai capable.
Je tacherai, en dehors du dimanche et des fêtes d'obligation de venir dans la semaine pour le catéchisme de vos enfants, pour confesser les personnes qui le désireront et pour la visite des malades, dont j'aurai, permettez-moi de vous le dire, un soin tout particulier. Je ferai à ce sujet tout ce qu'il me sera possible de faire, pour vous éviter la montée à Rennes.
Comme reconnaissance du zèle et du dévouement ainsi que du bien que je désire vous faire, je ne vous demande pour le moment qu'une chose : l'assistance à la Messe les dimanches et jours de fêtes d'obligation…. »
Lorsque Saunière effectue le service de ces deux paroisses, il a 38 ans, et avoue que n'ayant jamais fait de double service, il ignore s'il aura assez de courage et de force pour ce surcroît de travail :« …je sais, que je ne suis ni de fer, ni de bronze. Pour si robuste et si intrépide que l'on soit, on finit par s'user vite et tomber malade, si on veut trop en faire. Je ne suis pas immortel ; je suis sujet à la maladie et à la souffrance et tout jeune que je suis et tout bien portant que je parais, je suis déjà pas mal chargé de rhumatismes et d'infirmités… ».
Bérenger Saunière  quittait Antugnac à l’arrivée le 16 juin 1891 de Léon Celeste Gaudisard, jusqu’alors vicaire à Lézignan.
            L’église d’Antugnac


 
dscf1527.jpg    L’autel est en marbre de Caunes, de même facture que celui de l'église Saint-Martin de Limoux.dscf1528.jpg

Dans le chœur deux chapelles, trois vitraux derrière l’autel.
Entre le sanctuaire et la nef deux marches en pierre dure au niveau de la table de communion.
Cela nous fait penser à l'église de Rennes-le-Château, tout comme les grandes dalles de pierre dure très anciennes qui recouvrent  la nef et le choeur.
Dans la nef côté gauche les statues de Ste Germaine de Pibrac, Notre Dame de Lourdes, Ste Thérèse de l’enfant Jésus, à droite St Roch et St jean Baptiste.  Les statues de Saint Jean Baptiste et  Jeanne d’Arc ont été commandées à la maison Giscard de Toulouse (probablement mise en place et payées par Saunière).
Dans les chapelles du chœur deux anciennes statues en bois  doré, à droite Jésus à gauche St Pierre. Sous une voûte au fond de l'église une tribune avec balustrade en bois,on accède par un escalier en dur. La cuve baptismale sous la tribune est simple mais très ancienne posée sur un pilier rond. A l’entrée de l’église à droite un bénitier sur socle ancien.  Les travaux de restauration et d'entretien de ces dernières années n'ont en rien affecté l'état d'origine et décor de l'église.  
 La construction de cette église fortifiée est en pierres dures apparentes intérieures et extérieures. 

 

       dscf1525.jpg      grandes-dalles.jpg
                                  
               Texte et  Photos - © Copyright André Galaup                                                                                                      
  

  

Date de dernière mise à jour : mercredi, 16 Octobre 2013

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