I Le cimetière  I

                     La dalle de la Marquise  D'HAUTPOUL- BLANCHEFORT

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Le 17 janvier 1781 décédait à Rennes-le-Château, Noble Marie de Nègre d'Able, dame de Blanchefort, seigneuresse de la paroisse et fut ensevelie dans le cimetière communal.

Marie de Nègre d'Able était l'épouse de Messire François d'Hautpoul, marquis de Blanchefort, Seigneur de Rennes et d'autres places, enterré dans la chapelle Saint-Sébastien de l'église paroissiale de Saint-Martin de Limoux, le 15 mai 1763.

(Voir page "Ils ont fait l'histoire" - "Famille d'Hautpoul"

Sur sa tombe , on déposa  une large dalle portant l'épitaphe: " Ci git Noble Marie de Nègre d'Ables Dame d'Haupoul de Blanchefort, âgée de soixante sept ans, décédée le XVII janvier 1781. Requiescat in pace".


         Au cours de leur excursion à Rennes-le-Château, le 25 juin 1905, des membres de la SESA (Société des Etudes Scientifiques de l'Aude) découvrent l'existence dans un coin du cimetière d'une dalle qui mesure 1,60 m sur 0,65m, brisée en son milieu, et portant une inscription gravée très grossièrement  (les lettres sont en majuscules et non gravées grossièrement).
          L'un des membres, Monsieur Elie Tisseyre, recopia les inscriptions (précisons que nous avons là un dessin et non une photographie)  
         Le dessin fut composé par l'imprimeur et reproduit à la suite de l'article relatant cette visite, en conservant les fautes d'orthographe et en ajoutant  en petits caractères les lettres qui avaient disparu      ( la dalle se trouvait là, depuis 126 ans ). 
     dalle-marquise-1.jpg  texte-tisseyre-dalle.jpg                               
                  
        Dans ce compte rendu de la visite, l'auteur à reproduit minutieusement les inscriptions, mais ne mentionne pas la cassure.   Négligence, oubli de l'imprimeur...? 
        En 1909, eut lieu une nouvelle visite d'un groupe de la SESA, mais, dans le compte rendu, le rapporteur rappelle la précédente visite, mais  ne mentionne pas  la dalle. 
                          
                          Les années ont passé et on n'en parle plus, jusqu'au jour ou.....

dalle-dans-reposoir-2.jpg dalle-marquise-3-2.jpg Des dalles, on en a vu  beaucoup à Rennes et en plusieurs endroits du domaine!

           Un auteur, Gérard de Sède, dans son livre "L'Or de Rennes" publie le texte de la visite de la SESA.   Selon lui, l'épitaphe serait codée et devrait conduire à la supposée découverte du trésor et le soudain enrissidement du prêtre. Dés lors, de nombreuses hypothèses sont avancées.   On prétend que Saunière en 1895, après avoir relevé l'épitaphe aurait déplacée la pierre tombale dans un coin du cimetière et l'aurait effacée. Mais alors, comment  auraient-elles pu être relevées et mentionnées par Elie Tisseyre en 1905 si Saunière les avait effacées? 

Durant quelques années on a pu voir une dalle dans le reposoir qu'avait fait construire l'abbé Saunière, mais, qui pouvait dire que c'était la dalle de la Marquise.

                En mars 1895 les villageois se plaignent des agissements du curé qui se croit tout permis et qui se livre à d'étranges activités dans le cimetière. 

                    Deux pétitions sont adressées à l'autorité préfectorale:

   l-ossuaire-1.jpg                 "Monsieur le Préfet, Rennes-le-Château 12 mars 1895"
   "Nous avons l'honneur de vous prévenir qu'à l'accord du conseil municipal de Rennes-le-Château, à la réunion qui a eu lieu dimanche 10 mars à une heure de l'après-midi dans la salle de la Mairie.
    Nous électeurs, protestons qu'à leur décision, le dit travail que l'on donne droit au curé de continuer n'est d'aucune utilité et que nous nous  joignons pour appui à la première plainte notre désir d'être libres et Maîtres de soigner chacun les tombes de nos devanciers qui y reposent et que Monsieur le curé n'ait pas le droit qu'après que nous avons fait des embellissements ou placer des croix ou des couronnes que tout soit remué, levé, ou changé dans un coin"

   Monsieur le Préfet
  " Nous ne sommes pas du tout contents que le cimetière se travaille surtout dans des conditions qu'il a été jusqu'ici, s'il y a des croix, elles sont enlevées, des pierres sur les tombes aussi, et en  même temps ce dit travail ne consiste ni pour réparations, ni rien.
Signé, le 14 mars 1895."
    On donne ainsi ordre à Bérenger Saunière de cesser de bouleverser le cimetière.

  Ces plaintes appportent une preuve que l'abbé Saunière en 1895 procèdait à des aménagements et remuait des tombes, mais aucun courrier aux autorités locales ou préfectorale ne mentionnent  qu'il se livrait la nuit en compagnie de sa servante à des fouilles dans le cimetière et que des épitaphes sur les tombes avaient été effacées.

Date de dernière mise à jour : jeudi, 04 Juillet 2013

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