I  Mes dossiers et archives I

                  La famille Saunière   


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           Les grands parents 

 
  François SAUNIÈRE charpentier né en 1777 , à Montazels décédé le 11 mai 1857 à Montazels

épouse
Thérèze ROUSSET sans profession,Née en 1791 décédée le 13 août 1863à Montazels
de cette union naîtront 6 enfants
Jean François né le 21 juillet 1809 décédé le27 février 1813 
Rose Octopide née le 3 février 1813épouse le 23 novembre 1857Barthélémy Sylvestre
Jean Baptiste né le 23 novembre 1814 Prêtre de la paroisse de la Serpent
Marianne née le 12 mars 1818 décédée le20 septembre 1919
Louis né le 14 février 1820 décédé le 1 mai 1820
          
            Les parents

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Joseph SAUNIERE né le 31 janvier 1823 à 3 heures du matin à Montazels, déclaration de naissance faite le 2 février par devant Magloire FORT, Maire. Témoins Antoine PAGES fils, âgé de trente quatre ans et Jean BISCAYE, trente deux ans domiciliés à Montazels. Décédé le 3 décembre 1900.
Joseph SAUNIÈRE a épousé le 20 janvier 1850
Photos  © Copyright André Galaup
 



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Margueritte,Magdelaine HUGUES, Née le 7 mars 1833 , à 8 heures du soir à Montazels, Fille de François HUGUES , décédé le 8 juin 1840 et de Marie, Anne DOUTRE. Décédée à Montazels le 26 avril 1909. Jean François SAUNIÈRE est maire, officier d'état civil. 

La cérémonie religieuse est célébrée en l'église Sainte Cécile de Montazels.
 La bénédiction nuptiale leur est donnée par Jean Baptiste SAUNIÈRE,curé de la Serpent, frère du
 marié.

     Les enfants
                                                 

berenger.jpg    François, Bérenger, né le 11 avril 1852 à 12 heures à Montazels, baptisé le 12 avril 1852 en l'église de Montazels par J de Bussy, prêtre de la paroisse. Il reçoit le sacrement de confirmation en l'église de Couiza le 12 Juin 1866. Décédé le 22 janvier 1917 à 11 heures du matin à Rennes-le-Château. Inhumé, le 24 janvier 1917 à 10 heures du matin, par l'abbé Rivière curé par intérim de Rennes-le-Château

 

    



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Jean, Marie, Alfred né le 17 février 1855 à 7 heures à Montazels. Joseph Saunière, père du nouveau né étant maire de la commune, Barthélémy Azéma, premier adjoint, fait office de maire, officier de l'état civil. Baptisé le 19 février 1856 en l'église de Montazels par J de Bussy prêtre de la paroisse, Le parrain et Jean François Saunière, la marraine Rose Saunière. Décédé le 9 septembre 1905 à 4 heures de l' après mi
Photos - © Copyright André Galaup


 Rosalie, Marie, Thérèse née le 18 janvier 1858 décédée le 25 janvier 1868
Victor, Barthélémy né le 21 février 1859 décédé le 10 février 1960 
Bathilde, Joséphine, Geneviève née le 7 juillet 1861 épouse Oscar Rougé 
Martial, Sylvestre, Adrien né le 30 décembre 1863 à 5 heures du soir baptisé le 31 décembre 1863 
Rose, Marie, Adeline née le 5 mai 1867 à 2 heures de l'après midi,baptisée le 7 juillet 1867 en l'église de Montazels par J de Bussy . le parrain est Bérenger Saunière, écolier, la marraine Margueritte Hugues 
Léonie, Marie, Andrée née le 1 mars 1870 à 8 heures du matin décédée le 8 août 1870 
Joseph, Marie, Daniel né le 15 octobre 1872 à 9 h 30 du matin décédé alors qu'il faisait ses études de médecine à la faculté de Toulouse. 
Louise Thérèse née le 22 avril 1876 épouse Marty 
               Bérenger Saunière 1852-1917

           Sa jeunesse - ses études - son ministère

  Bérenger Saunière est né le 11 avril 1852 à Montazels, petite commune de la Haute Vallée de l’Aude, de 453 habitants à 1 km de Couiza.
  Sa famille comme l’on dit à l’époque tenait un certain rang et était considérée comme notables. Son père Joseph Saunière avait été premier magistrat de la commune, régisseur des terres du château appartenant au Marquis de Casemajou, puis de la famille Bourzes et  gérant de la minoterie du village. La maison Saunière était située sur la place du village avec vue sur une magnifique fontaine.

  Saunière était l’aîné de sept enfants. Son frère cadet, Jean Marie, né en 1855, ordonné prêtre 1878, entra chez les Jésuites en 1879, fut nommé professeur au Petit Séminaire de Narbonne jusqu’en 1897, retiré à Montazels en 1904 où il mourut le 9 septembre 1905.
   Après avoir été un bon élève à l’école primaire de Montazels et Collège des doctrinaires à Limoux, il est remarqué par le clergé local, qui le fait entrer au Petit Séminaire et ensuite Grand Séminaire de Carcassonne. Saunière fait de brillantes études .Sa vocation ne fut jamais mise en doute et il gagna l’estime  de son Évêque, M. Félix Billard.
   Il est ordonné prêtre au cours de l’Ordination Générale de juin 1879 et nommé vicaire à Alet-les-Bains, le 16 juillet 1879. Une paroisse importante, station thermale réputée , siège d’un ancien Évêché, cure de première classe. Il y restera 3 ans.
   Le 16 juin 1882, il est curé desservant de la paroisse de Le Clat qui comptait 268 habitants. Paroisse située à plus de mille mètres d’altitude, très enneigée l’hiver et seul un sentier muletier qui reliait à l’époque Le Clat à Axat. Il y passera trois ans.
  Le 1 er juin 1885, il est nommé curé desservant de Rennes-le-Château. Il succède à Antoine Croc, âgé de 64 ans et avant celui-ci, Charles Eugène Moquin, âgé de 42 ans, deux prêtres qui n'avaient jamais fait parler d'eux.
   Ce fut une grande satisfaction, car cette nouvelle affectation le rapprochait de son village natal, de sa famille et ses amis. Vicaire à Alet-les-Bains, curé d'un petit village sur le haut plateau de l'arrière pays, le voilà aujourd'hui curé d'une paroisse de 300 habitants. Une belle promotion pour ce prêtre de 33 ans.
   Trois  mois après son arrivée, il y aura un incident à l’occasion des élections législatives, son traitement sera supprimé par ordre du Ministre des Cultes et son déplacement demandé. Il sera nommé en janvier 1886, professeur au petit séminaire de Narbonne. En fin d’année scolaire, il est renommé officiellement curé desservant de Rennes-le-Château, son traitement lui sera rétabli le 1 er juillet 1886.
   Les années qui vont suivre seront agitées pour le prêtre et se termineront par une nomination de curé desservant de Coustouge le 22 janvier 1909. Saunière refusera de s’y rendre prétextant qu’il ne voulait pas s’éloigner de sa famille et de son village natal ou il avait de nombreux amis.
   Monseigneur  Billard qui l’a toujours protégé décède en 1901, Monseigneur de Beauséjour qui lui succède n'a pas la mêmê attituve envers le jeune prêtre. Les deux ecclésiastiques entrent en conflit. Saunière démissionne de toutes ses activités officielles du ministère et le 1 er février 1909 il se retire au presbytère qu’il à loué à la Mairie.
   Son successeur, l’abbé Marty, curé de Coustaussa, fut nommé le 2 juillet 1909 mais avec résidence à Caderonne, hameau d’Esperaza.
   Durant la guerre de 14-18, l’abbé Rivière, curé d’Espéraza dessert les paroisses alentours, les curés du doyenné étant mobilisés.
   C’est l’abbé Rivière, qui, le 24 janvier 1917 après l'avoir relevé de sa suspense " in articulo mortis" procéda à la sépulture religieuse de Saunière dans le cimetière communal et signera l’acte de décès avec mention " curé de Rennes-le-Château ".

               Pourquoi tant de mystères

  Dans l’affaire Rennes-le-Château, la subite richesse du curé Saunière, est la base des  recherches et de nombreuses hypothèses.

    Qu’elle pouvait être l’origine  d’une telle fortune, si soudaine et, semble-t-il, si inépuisable, sinon que notre curé aurait découvert un trésor diront certains?
    Plongeons nous dans les méandres de l’histoire et nous découvrons que  le plateau de Rhedae est un lieu chargé d’histoire, il est donc logique de penser  que ceux qui depuis des temps immémoriaux si sont succédés, ont laissé leur empreinte et peut-être  caché des richesses.
   Nous devons admettre que le curé d’une petite bourgade perdue et pauvre a effectivement trouvé les moyens qui lui ont permis de faire face aux dépenses qu’il allait entreprendre. Et même, si ses constructions ne sont pas grandioses, elles représentent pour l'époque, un investissement assez conséquent pour un prêtre qui n’avait qu’un maigre revenu et pas de fortune personnelle.
    Alors, Saunière à -t-il trouvé un trésor ?   A-t-il eu de l’argent de la part de riches familles ou de fidèles paroissiens? Certainement.
    A-t-il reçu de l’argent pour taire un secret qu’il aurait découvert? On l'ignore encore aujourd'hui.
    Le mystère reste entier. Un élément cependant, pourrait accréditer la thèse de ceux privilégiant la découverte d’un trésor matériel. Saunière aurait offert à son ami prêtre,  le chanoine Grassaud, de Saint-Paul de Fenouillet, un calice ancien, en or, garni de pierreries et d’émaux. D’où tenait-il ce précieux objet religieux ? Pourquoi l'avoir offert ?  Et pourquoi une telle attention et que cachait-elle ? Voilà qui apporte de l’eau au moulin de ceux qui sont persuadés que le curé a été en possession d’un  bien matériel qui  représentait beaucoup d’argent.

    Nous savons que le 17 janvier 1917, Bérenger Saunière quitta ce monde et ne laissa pas d’argent, mais des dettes à sa servante, seule héritière. Mais il avait  des projets en cours.
    Alors, supposons que Saunière ait découvert un trésor matériel ou des documents intéressant d’illustres familles.
   Après réflexion il a compris où était son intérêt:
             - Garder secrète la découverte et observer un certain mutisme car dans le cas contraire il aurait eu à s’en séparer sans pouvoir en tirer profit.
             - Si elle concernait des objets religieux, (ce qui a pu être le cas), il aurait du les abandonner en totalité, car biens de l’église.
            - Et enfin en 1905, lors de la séparation de l’église et de l’Etat, il avait  raison de se taire, lui, dont on connaît les intentions politiques, car ses biens auraient été confisqués et voilà notre curé, se trouvant sans agent, qui n’aurait pu  réaliser tous ses ambitieux projets.
    L’origine  de cette soi disant découverte d'un trésor et le silence du curé a beaucoup inquiété sa hiérarchie, inquiète toujours ceux qui cherchent et reste encore aujourd’hui un profond mystère.
     La seule rentrée d’argent que l’on puisse comptabiliser et qui est la base du procès, provient de dons de généreux donnateurs et des honoraires de messes perçus par le curé. Une somme, qui, si l’on fait le total représente un bon "pactole". 
  Saunière, pour restaurer, décorer et meubler son église et par la suite le domaine, a bénéficié de dons de particuliers, de la Comtesse de Chambord (1000 francs, somme assez conséquente), la fabrique et une partie de revenus personnels. A ces généreux donateurs, n'oublions pas son frère Alfred, qui, dés 1879 partage sa vie entre Narbonne et Montazels,  fut présenté et intégré dans les milieux bourgeois Narbonnais et très vite entra dans le monde de la finance ce qui lui procura au fil des ans une richesse personnelle. La vie Narbonnaise d'Alfred fut mouvementée et en particulier auprès des femmes et notamment une Mme de B...qui lui attribua d'importants dons qu'il transmit à son frère Bérenger, alors lancé dans ses constructions à Rennes.
   Lorsqu’il entreprit la construction de la villa, (à l’origine maison de retraite pour  prêtres), la tour et jardins, les documents en notre possession nous apprennent que Saunière avait la manie de la pierre (nous savons que son père l’avait eu bien avant lui), mais calculait et agissait en bon chef d’entreprise.
  Concernant les matériaux nécessaires, il s’adressait toujours à plusieurs  fabricants  et souvent  de très loin (Grenoble, Castres, Marseille etc…) pour commander à la meilleure offre.  
    Pour  la main d’œuvre, exception faite de l’architecte Caminade,  qui va conduire les travaux du début à la fin, nous voyons beaucoup de monde sur le chantier. Ils sont nombreux du village et payés à la journée et souvent avec quelques litres de vin (n’oublions pas qu’à l’époque de Saunière on cultivait la vigne à Rennes). Nous verrons figurer à plusieurs reprises sur ses carnets journaliers, Eli Bot accompagné de sa femme, d'amis  comme main d’œuvre. 
   Le cas des haricots commandés à Lille a été maintes fois relevé, les anciens de Rennes nous diront qu’on en cultivait d’excellents sur le plateau, mais le prix malgré le transport était plus avantageux. Idem pour le rhum, les bons vins et spiritueux, les commandes en quantité sont forcément à meilleur prix. Tout cela dénote parfaitement, que Saunière, était un bon gestionnaire, organisé et qui ne gaspillait pas son argent. 
   Si Saunière avait eu une importante réserve financière, ou le seul besoin de plonger la main dans un coffre, aurait-il agi ainsi?  

     Les origines de la famille Saunière

   C'est de Montazels, petit village de l'Aude perché sur les hauteurs dominant Couiza, et son antique château des Ducs de Joyeuse situé en bordure de
la rivière Aude. qu'est originaire la famille Saunière.

    Une famille aux racines profondément attachées à la Haute Vallée de l'Aude. Saunière est un nom que l'on trouve souvent dans les registres municipaux. Joseph, le père, dit le "Cantayre" (le chanteur), était un personnage assez original. Pas le moins du monde "intéressé", il a toujours préféré les honneurs à l'argent et avait pour devise:

" Et, l'honneur qu'en faites vous!". Honneur qui ne remplit pas toujours le portefeuille.  Homme d'affaire et conseiller auprès du Marquis de Cazemajou, et par la suite de la famille de Bourzes, cette fonction lui attribue une certaine notoriété.
    Les anecdotes ne manquent pas et nous permettent de cerner le personnage Saunière père: "Lors d'une visite pastorale qu'effectuait Monseigneur d'Evêque de Carcassonne dans la paroisse, tous les paroissiens s'étaient rassemblés pour l'accueillir à la "Sainte Croix" – lieu situé proche de la gare de Montazels – Joseph Saunière, qui était premier magistrat de la commune marchait aux côtés de Monseigneur et le guidait dans sa visite. Au passage devant le pressoir communal, il arrêta le cortège et se tournant vers l'Evêque lui dit: "Veuillez admirer le pressoir communal Monseigneur…". 

   A ces fonctions municipales, il y avait la propriété, héritage de ses ancêtres. Quelques vignes et champs qui lui assuraient de bien modestes revenus. Joseph Saunière n'était pas un manuel, et l'agriculture ne l'intéressait guère, il était persuadé détenir des dons d'artiste. Là, il excellait, il jouait du bugle, était responsable d'une formation musicale de Couiza et chantait au lutrin de la paroisse où, à cette occasion il arborait un costume de velours noir dit "costume de messe". 

   Côté original du personnage, le père Saunière avait pour habitude d'organiser des combats entre ses fils. Il poussait dans un coin les meubles de la cuisine et le voilà arbitrant le combat.  

   Autre passion de Saunière: la pierre! Sur un terrain appelé Cassignole, jouxtant le nouveau cimetière de Montazels, ou il possédait une vigne à étage, il avait bâti de ses mains des murs de pierres sèches afin de délimiter les paliers et tout en haut de la vigne, construit une très belle capitelle, qui lui servait de cabane, de lieu  de repos et méditation. Les vestiges de ces constructions sont  visibles de nos jours malgré la très haute végétation qui a envahi le terrain. On peut imaginer les heures de travail nécessaires pour remuer ces tonnes de pierres. Son épouse, Marguerite, lui a souvent reproché le temps perdu à charrier des pierres plutôt que de travailler la vigne et apporter l'argent au foyer. 
   Saunière aimait aussi plaisanter, rire et chahuter ses invités. C'est ainsi qu'à l'occasion d'un repas où ses fils Bérenger et Alfred avaient convié quelques amis séminaristes, au cours du repas Joseph leur parle de magie, et de revenants… Le dîner terminé, ils décidèrent de faire quelques pas dans la campagne environnante "pour faire descendre le repas" comme l'on dit ici. Dans le silence de la nuit, à la sortie du village, soudain une énorme masse vêtue de blanc bondit hors d'un fourré traînant des chaînes. Pris de panique, les jeunes séminaristes détalèrent, l'un d'eux s'enfuit par les champs et les vignes et ne revint au village que le lendemain. Joseph Saunière n'était pas étranger à cette farce.


Date de dernière mise à jour : samedi, 31 Août 2013

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