I Procès Saunière I

              Retraite à Prouille du 25 Avril au 3 Mai 1911

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                                                    La basilique de Prouille en reconstruction en 1901.                 

        Le 2 mai 1911 Saunière  écrit à Marie

     rp-2-5-1911-2-1.jpg  Monastère de Prouille par Fanjeaux
       Extrait de lettre qui nous montre que le courant ne passe pas entre l'abbé Saunière et son Evêque, Monseigneur de Beauséjour.
       ...  Enfin heureusement que je serai parti la veille et que je n'aurai pas à contempler ce si peu intéressant personnage qui n'a de beau que le nom.
            Adieu          Ton Bérenger"

     
Le 3 mai 1911 Saunière écrit à Marie

   rp-3-5-1911-2-1-1.jpg ..."Je suis bien content aussi des autres lettres que tu as reçues et auxquelles comme accusé de réception tu as envoyé une des réponses préparée avant mon départ. Tu n'as qu'à continuer..."    

  Nous avons dans ce courrier la preuve que lorsque Saunière s'absentait de sa cure il laissait toujours à Marie des réponses  prêtes à expédier suivant la teneur de la lettre reçue. 
 

                   Le monastère de Prouille

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       Fondé par Dominique Gusman(1), le monastère  de Prouille fut à son origine à peine assez vaste pour entretenir les onze nobles dames qui, influencées pas la parole du serviteur de Dieu, adjurèrent l'hérésie albigeoise et acceptèrent la clôture dans les bâtiments bien modestes construits par ses soins autour du sanctuaire déjà existant de Notre Dame de Prouille. Le cloître et ses revenus suivirent l'évolution de tous les monastères fondés au Moyen-âge. Dominique s'entoura d'amis et de relations qui dotèrent largement la maison religieuse. Foulque l'Evêque de Toulouse, Simon de Montfort, le chef de la Croisade, et plus tard les Seigneurs de Levis Mirepoix, de Puivert et d'une façon générale les seigneurs catholiques augmentèrent les possessions du couvent des dominicains et des frères prêcheurs. Enguerand de Boves, et surtout Bérenger, Archevêque de Narbonne, firent des dons  importants  au monastère. 
       Ainsi les constructions du nouveau couvent de Prouille prirent rapidement de l'importance et nombreuses furent les religieuses qui vinrent prononcer des vœux. Au XIVe siècle les religieuses étaient au nombre de 116, dont 4 de la famille de Durfort.
    Des personnages illustres vinrent visiter le couvent ou lui accordèrent  leur entière protection. Les papes Benoit XI en 1298 et Clément VIII qui séjournèrent un temps à Carcassonne et Fanjeaux s'intéressèrent au monastère, confirmant la possession de leurs biens donnés par Simon de Montfort et son fils Amaury. Le Prince Noir qui pilla Fanjeaux et détruisit Montréal, respecta le monastère de Prouille. François 1er y  fut reçu en 1540, Charles IX, Catherine de Médicis et la cour arrivèrent à Prouille le 27 janvier 1565, époque à laquelle, la prieure était Madeleine de Bourbon, cousine de Charles IX.   
     Les vicissitudes se firent sentir dans le couvent le jour où la prieure au lieu d'être nommée par les religieuses, reçut sa mission du Roi, par application du Concordat signé entre le Pape Léon X et François Ier. L'état précaire des finances, sous la direction des nouvelles prieures et un violent incendie, qui en 1715 détruisit la plus grande partie du monastère, furent le signal de la décadence que les efforts de la mère Françoise du Pac de Bellegarde ne firent que retarder. La tourmente révolutionnaire porta le dernier coup à la prospérité du couvent qui fut anéanti et vendu avec tous ses domaines comme biens nationaux. Il faudra attendre 1880, pour accueillir dans le monastère reconstruit, les  dominicaines contemplatives du couvent de Nay, fondé au XVIIe siècle par des sœurs de Prouille, et 1883 date à laquelle Monseigneur Félix Arsène Billard, Evêque de Carcassonne établit à Prouille des pèlerinages du Rosaire, pour voir, un nouveau concours de générosité et rendre possible l'édification de la basilique actuelle, de style roman bysantin.
     Une des religieuses qui ont ranimé la vie conventuelle dans la fondation de Saint Dominique, dans son "Histoire du monastère de Prouille", développe avec des arguments décisifs, sans toutefois l'affirmer la légende selon laquelle Prouille serait à l'origine de la dévotion du Rosaire.

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   Le sceau du couvent des soeurs de Prouille. qui authentifie une charte datée de la vigile de Saint-André 1274 se trouve aux Archives nationales.

      (1) Saint Dominique parvint dans le midi de la Francve vers les mois de juin 1206. Sous- prieur du chapitre de la cathédrale d'Osma dans la Vieille-Castille, il revenait vers son pays avec l'Evêque Diegue d'Osma, au terme d'un long voyage qui les avait conduits au Nord-Est de l'Europe, puis à Rome, auprès du pape. 

 

 

Date de dernière mise à jour : jeudi, 04 Juillet 2013

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