I L'église  I

                   Les statues

           Sainte Marie Madeleine

ste-madeleine.jpg   Voici cette incomparable amante du Sauveur, qui s'est adressée la première à lui, pour lui représenter les plaies de son âme et en obtenir la guérison, tous les autres avant elle n'ayant imploré son secours que pour les besoins corporels, qui a pris la liberté, de parfumer les pieds et la tête du fils de Dieu et mérité de le voir la première de tous les disciples après sa résurrection. Son père Syr et sa mère Eucharie étaient des plus riches d'entre les juifs, ayant du bien à Jérusalem, à Béthanie et en Galilée. Marie, leur fille, hérita de celui de Galilée et particulièrement du château de Magdalon, qui la fit surnommer Madeleine. Bientôt elle se laissa emporter à des dérèglements qui la firent appeler la Pécheresse. Dieu eut pitié de son âme : pour lui faire reconnaître l'état déplorable où elle était plongée, il permit qu'elle fût possédée par sept démons. Quoiqu'elle n'eut point de dévotion, elle fut contrainte d'avoir recours à Notre-Seigneur. Son recours ne fut pas inutile, elle trouva remède à son mal et fut délivrée des démons qui la tourmentaient.

   Dés lors, elle fut touchée d'un tel esprit de pénitence, que les vanités et les divertissements du monde lui devinrent insupportables. Elle renonça à tout ce qu'elle avait idolâtré jusqu'alors et qui avait été son unique plaisir. Une lumière céleste lui fit connaître que c'était de Notre Seigneur qu'elle en devait attendre le pardon et c'est alors qu'elle se résolut de lui en faire une confession publique. Ayant appris que le seigneur dînait en la ville de Naïm, dans la maison de Simon le Pharisien avec une grande compagnie d'autre Pharisiens, elle y alla toute échevelée, portant avec elle un vase d'albâtre rempli de parfums précieux, et, s'étant jetée à ses pieds, elle se mit à les arroser de ses larmes, les essuya de ses cheveux, les baisa avec un profond respect et y répandit le parfum qu'elle avait apporté. Le Pharisien méprisa Madeleine qu'il regardait comme une grande pécheresse, indigne de paraître en sa maison et d'approcher des gens de bien. Pourquoi tant de mépris lui dit le Seigneur envers celle qui a plus d'amour et de charité que vous, et se tournant vers elle, il lui dit : " Tes péchés te sont pardonnés. Ta foi t'a sauvée, va-t-en en paix ". La pénitente, se voyant délivrée du fardeau de ses péchés, commença une vie aussi édifiante et pleine de bonnes oeuvres que sa vie précédente avait été scandaleuse.   Madeleine fut convertie dans le cours de la trente-deuxième année du Sauveur. L'année suivante, elle eut avec Lazare, son frère, et Marthe, sa soeur, la consolation de le recevoir en leur maison de Béthanie. Alors que Marthe se mit en devoir de préparer toutes choses pour le bien traiter, Madeleine, au contraire, profitant d'une occasion si précieuse s'assit à ses pieds pour écouter sa divine parole. Marthe, empressée pour le recevoir de son mieux, jugea que sa soeur manquait à son devoir et en fit part à Jésus Christ. Marthe répondit Jésus, vous vous empressez plus qu'il ne faut, et vous vous occupez de trop de choses ; au reste il n'y en a qu'une qui soit nécessaire. Marie votre soeur, a choisi la meilleure part, qui ne lui sera point ôtée. Marthe fut ainsi instruite qu'il y a deux vies différentes : une vie active qui sert Dieu dans ses membres et une vie contemplative qui jouit de Dieu en lui-même. Si toutes deux sont bonnes et louables, la seconde est meilleure et plus agréable à Dieu que la première.

crane-1.jpg           crane2.jpg Aux pieds de la sainte, un crane sur un livre ouvert. On ne voit aucun message.                                                                           

           Le miracle de la résurrection

   Ce fut à Béthanie que, pressé par les prières de Marthe et de Madeleine, le Sauveur rendit la vie a Lazare, quoiqu'il fut décédé depuis quatre jours. Madeleine eut la principale part à ce miracle, car ce fut elle qui attira les juifs au lieu où était le Sauveur, se jeta à ses pieds et les ayant arrosé de ses larmes, lui toucha le coeur, le fit frémir de douleur, et le détermina à aller au sépulcre du mort et y opérer ce grand prodige qui remplit d'étonnement et de crainte le bourg de Béthanie et la ville de Jérusalem. 

   Le vendredi avant sa dernière Pâque Jésus revint à Béthanie ou il fut reçu dans cette bienheureuse famille. Ce fut alors Simon le lépreux qui le voulut traiter chez lui, avec Lazare qui avait été ressuscité et plusieurs autres personnes.
   Madeleine apporta une boîte d'albâtre pleine de parfum qu'elle répandit sur la tête de Jésus pendant qu'il était à table, et en oignit aussi ses pieds qu'elle essuya de ses cheveux. L'odeur de ce parfum embauma toute la maison : Judas qui avait pris place à table commença à murmurer de la profusion que Madeleine en avait faite, que c'était dommage de l'avoir employé inutilement, puisqu'on pouvait le vendre bien cher et en donner le prix aux pauvres.
   Pourquoi vous fâcher dit le Seigneur prenant la défense de Madeleine, elle a fait une bonne action envers moi : car, pour des oeuvres, vous en aurez toujours avec vous, au lieu que moi, vous ne m'aurez pas toujours : elle a prévu par son onction les cérémonies de ma sépulture. Je vous dis, en vérité, que partout où sera prêché cet évangile, on publiera aussi à sa louange l'action qu'elle vient de faire. 
   Madeleine sera par la suite, des premières et des plus zélées à suivre Jésus durant toute la sanglante tragédie de sa passion. On tient même, par tradition, qu'elle recueillit un peu de la terre trempée du sang du Christ et la mit dans une fiole qu'elle garda comme un trésor. Elle sera présente lorsqu'on descendit le corps de la Croix, qu'on l'embauma, l'ensevelit et qu'on le porta au sépulcre. La première à voir Jésus ressuscité, et qui l'en fit la première apôtre de sa résurrection et de son Ascension, l'envoyant à ses Disciples, pour leur dire qu'il était ressuscité et qu'il monterait bientôt vers son père et leur Père, vers son Dieu et leur Dieu.
   Les habitants d'alentour appellent le lieu de la caverne la Sainte-Baume. Baume, en provencal, signifie montagne. Cette pointe de rocher, ils l'appellent le Saint-Pilon.
   La grande popularité de Madeleine se constate par le nombre d'églises qui lui sont consacrées.
  Elle est inscrite dans les calendriers médiévaux et reconnue officiellement comme la patronne des pécheurs repentants et des contemplatifs.
   Madeleine fut après sa conversion très proche de Jésus et, de ce fait, elle est l'objet d'une dévotion particulière. 
   Quelle fut alors sa conduite et sa vie tout le reste du temps qu'elle demeura sur la terre. Pendant la première persécution contre les chrétiens, elle se retira en Galilée avec Marthe et Lazare. Ils revinrent ensuite à Jérusalem et y demeurèrent jusqu'à la seconde persécution, vers l'année 45, époque ou les apôtres se dispersèrent dans le monde, que saint Pierre partit pour Rome, la Sainte Vierge fut conduite par saint Jean à Ephèse et que l'évangile commenta par toute la terre.
C'est alors que les juifs qui la haïssaient, la jetèrent avec Lazare, Marthe et d'autres saints et disciples sur un vaisseau dépouillé de toutes les choses de la navigation. Les juifs ne croyaient pas qu'il pût monter en haute mer et espéraient le voir périr sous leur yeux, mais, poussé par le souffle de la Providence, après une heureuse navigation, il arriva à Marseille.
   Madeleine qui était accoutumée à la vie contemplative après avoir travaillé à la conversion des marseillais, choisit pour elle le désert et la solitude.
   On pouvait voir dans l'église saint- Victor de Marseille, une grotte où on dit qu'elle passait les nuits en oraison. On en montre une autre nom loin de la ville, en un lieu appelé Aigulades, où elle fit sa première retraite. Mais ces lieux n'étant pas encore assez solitaires pour elle, elle se retira sur une haute montagne extrêmement déserte, entre Aix, Marseille et Toulon ; ayant trouvé un roc fort escarpé et une caverne au milieu, elle y choisit sa demeure pour le reste de ses jours. Le temps qu'elle y demeura fut encore long. Ses habits étant usés, elle n'eut plus d'autres vêtements que ses propres cheveux qui lui couvraient tout le corps. La méditation et les larmes de la pénitence étaient tout son pain et toute sa nourriture. Elle arriva à une si parfaite ressemblance avec les esprits sélectes, que ces bienheureuses intelligences l'élevaient tous les jours sept fois au dessus de la grotte, et la montaient jusque sur la pointe de la montagne, et c'était là qu'elle contemplait le ciel à découvert.
                                  
            Saint Antoine de Padoue
 st-antoine-de-padoue-2.jpg Fils d'un chevalier portugais, Antoine naquit en 1195 à Lisbonne ou Il grandit et fréquenta l'école du chapitre de la cathédrale. A 15 ans il entra au couvent des chanoines réguliers de Saint-Augustin. Deux années plus tard il partit finir ses études à Coïmbre. 

   Ordonné prêtre vers 1220, il rejoignit les franciscains, pour se faire l'émule de leurs martyrs en Afrique du Nord, et prit le nom d'Antoine en l'honneur du Saint-Egyptien. 
   Malade il dut quitter le Maroc et interrompit l'évangélisation des Maures. Sur le chemin du retour, le bateau qui le ramenait en Espagne fut repoussé par la violence des vent, se perdit et arriva à Messine, en Sicile. De là, il fit route vers Assise, ou se tenait le chapitre général des franciscains. Après la réunion du chapitre, on lui offrit de rejoindre le petit ermitage du Montepaolo (Mont-Paul), près de Bologne, qui lui fut assigné. Son immense talent de prédicateur fut découvert lors d'une ordination à Forli. Étonné du pouvoir de sa parole, le ministre provincial le nomma premier lecteur en théologie des franciscains et lui donna mission de prêcher dans toute l'Italie. Des milliers de personnes se pressaient pour l'écouter, dénonçant le péché et l'hérésie. 
  Des foules firent pénitence, les églises étaient trop petites pour contenir l'affluence et Antoine finit par parler sur les places publiques, les commerces fermant à son passage. A la mort de saint François, il devint ministre provincial. Au chapitre de 1226, il fut chargé de présenter au pape Clément IX les question soulevées à l'assemblée. Par son éloquence et sa facilité, il exita une telle admiration, que le souverain Pontife l'appela l'Arche du Testament. Antoine en profita pour obtenir la permission d'abandonner sa charge pour se consacrer à la prédication principalement à Padoue. Indomptable adversaire des hérésies, il dut à l'energie de la guerre qu'il leur livra le surnom de Marteau des hérétiques. A Bologne et ailleurs il expliqua à ses frères les saintes écritures et dirigea leurs études.  
  En 1231 il tomba très malade et s'endormit dans la paix du Seigneur le 14 juin de l'an 1231 dans un monastère de clarisses à Arcella près de Padoue . 
  Le Souverain-Pontife Grégoire IX, l'inscrivit au nombre des saints confesseurs. Il fut canonisé la même année et déclaré docteur de l'église par Pie XII en 1946. Son tombeau est célèbre pour ses prodiges.

 

   Saint-Antoine est fréquemment appelé le " Faiseur de Miracles ". Il est plus particulièrement invoqué pour les objets perdus. Il est représenté portant le Christ enfant , ou prêchant aux poissons ou accompagné d'un âne.

               Sainte Germaine de Pibrac

ste-germaine.jpg Germaine Cousin, est née en 1579 à Pibrac , petit village du diocèse de Toulouse. Elle appartenait à une famille pauvre et fut dès son enfance en proie à toutes sortes de peines.Privée de l'usage d'une de ses mains , aussitôt après la mort de sa mère, elle devint un objet d'aversion pour la seconde femme que prit son père. Chassée de la maison, elle fut attachée à la garde du troupeau, n'ayant pour seule nourriture que du pain et de l'eau et pour lit un tas de sarments dans l'étable à même les animaux.Elle passait ainsi sa vie dans une extrême pauvreté et dans la privation de toutes choses ; mais bien qu'elle eut à souffrir du froid, de la chaleur, de la pluie, sans parler des mauvais traitements et outrages qui lui venaient des gens de la maison, elle montra toujours le même calme.Sa figure respirait la joie, et non seulement elle conservait une patience parfaite, mais elle aurait voulu avoir davantage à supporter, afin de mieux ressembler au Fils de Dieu, l'unique objet de son amour. Soit qu'elle gardât son troupeau dans les champs ou quelle filât sa quenouille, elle avait toujours son esprit et ses pensées fixées en Dieu.Tous les jours elle se rendait à l'église pour assister au Saint Sacrifice. Sa dévotion pour la Vierge Mère de Dieu était très grande et se plaisait à donner à Marie des marques fréquentes de sa vénération et de sa pitié. Dieu montra par d'éclatants miracles la sainteté de sa servante. De misérables croûtes de pain qu'elle allait distribuer aux pauvres se changèrent en fleurs magnifiques, pour déjouer les recherches indiscrètes de sa belle mère.Célèbre par ses vertus et ses miracles, elle partit d'une manière presque inattendue dans le cours de sa vingt- deuxième année. 
   Sa mort , ne mit pas fin à ces prodiges. La nuit même de son décès, deux religieux, qui s'étaient endormis dans la forêt de Pibrac, furent réveillés par le tumulte et la lumière provenant d'un curieux spectacle: une troupe de jeunes filles vêtues de blanc descendait des nuées pour accueillir et entraîner vers les cieux une nouvelle compagne.Une quarantaine d'années plus tard, en 1644, des ouvriers mirent à jour, dans l'église de Pibrac, un corps de jeune fille en parfait état, enveloppé dans un suaire intact. Ses cicatrices et la difformité de sa main ne laissèrent aucun doute sur son identité.Le cercueil, ouvert, fut exposé au regard des fidèles. Des lors de très nombreux malades se rétablirent. Les scrofuleux guérirent, las paralytiques marchèrent et les orages épargnèrent Pibrac. 
   En 1789, la dépouille de Germaine fut jetée dans une fosse et recouverte de chaux.Six ans plus tard, lors d'une nouvelle exhumation, seules les chairs avaient fondu. La peau était restée intacte ainsi que les fleurs qui accompagnaient le corps. Le suaire lui,semblait s'imprégner de sang.Pie IX fit procéder à un examen juridique, après lequel, en 1854, il inscrivit Germaine parmi les Vierges bienheureuses.Sa canonisation le 30 juin 1867, donna lieu à Toulouse et dans tout le Languedoc à de grandioses manifestations de pitié, annonçant un culte qui déborda largement les limités de cette province. On invoque Sainte Germaine de Pibrac pour abaisser l'orgueil et la vanité des puissants mais aussi pour supporter courageusement la méchanceté.

            St Roch

st-roch.jpg Saint-Roch naquit à Montpellier, l'une des principales villes du Languedoc, en 1293. Son père, Jean était gouverneur de la ville et sa mère, Libérie, était pieuse, fertile en bonne œuvres, grande aumônière et très dévote envers la Sainte Vierge. De bonne heure, Roch se distingua par sa pitié et par sa charité à l'égard du prochain, et spécialement à l'égard des pauvres et des malades.Ayant perdu son père et sa mère, il se vit, à l'âge de vingt ans, possesseur d'une immense fortune. Il n'oublia point les dernières recommandations de son père mourant : "Mon fils ; secourez de tout votre pouvoir les veuves, les orphelins et autres personnes dépourvues de toute assistance. Soyez l'œil des aveugles, le pied des boiteux et le père des pauvres, et persuadez-vous qu'en appliquant les grands biens que je vous laisse à ces œuvres de miséricorde, vous attirerez sur vous la grâce de Dieu et la bénédiction de tous les hommes. "
   Le plus discrètement qu'il lui fut possible, Il distribua aux pauvres tout ce qu'il put tirer de ses biens, et laissa l'administration du reste entre les mains de son oncle paternel, puis partit tout seul, à pied et en habit de pèlerin, pour prendre le chemin de Rome ayant appris qu'une peste mortelle ravageait l'Italie. Parcourant villes et villages, il se dépensait sans compter au chevet de tous les malades, heureux de se sacrifier pour ses frères, dont un très grand nombre furent guéris par le seul attouchement de sa main et le signe de croix qu'il traçait sur eux.
Les populations le tinrent bientôt pour un ange de Dieu, envoyé pour le secours de tant de malheureux.
   C'est à Rome qu'il exerça son ministère de charité. Sa main ne se lassait pas de toucher les pestiférés, de tracer le signe de croix et de les guérir. Sa charité fut plus forte que la mort ; la contagion fut vaincue et Rome sauvée. Touché lui-même par le mal , Roch fut chassé de la ville de Plaisance et se réfugia dans la forêt voisine où le chien d'un seigneur le ravitailla chaque jour de pains qu'il soustrayait aux cuisines du château. Rejoint par le Seigneur, intrigué par les manigances de son chien, Roch en fit son disciple et ami. Quant au chien, il ne quittera Roch que pour mourir. Le Seigneur permit qu'il revint à la santé et fit entendre à Roch qu'il devait retourner dans son pays pour y pratiquer la pénitence et avoir place dans la compagnie des Saints.
   Il retourna donc à Montpellier pour y mener une vie cachée et souffrante. Etant entré en habit de pèlerin dans un bourg de son ancien domaine, il y fut pris pour un espion. Arrêté, il fut conduit à Montpellier vers son oncle, à qui il avait confié le soin de ses affaires, et celui-ci, ne le reconnaissant pas, le fit mettre en prison comme étant un ennemi secret. Son cachot était obscur, humide, malsain. Cependant le Saint rendait grâces à Dieu de ce qu'il lui accordait de pouvoir souffrir pour son amour. Il fut oublié là durant cinq ans, au bout de ce temps Dieu lui fit connaître que sa fin approchait. Il demanda aussitôt un prêtre et celui-ci ayant constaté la sainteté du prisonnier, en avertit le gouverneur et raconta comment il avait trouvé le cachot rempli d'une splendeur céleste. Le fait ayant été divulgué, les habitants vinrent en foule à la prison pour y voir cet homme de bien.
    Avant de quitter ce monde Saint-Roch demanda à Dieu que ceux qui imploreraient son assistance fussent préservés ou délivrés de la peste. Le Seigneur lui fit connaître que sa prière était exaucée, et c'est alors qu'il rendit paisiblement son âme à Dieu ; c'était le 16 août 1327 ; il était âge de 32 ans.
   Le Pape Urbain VIII autorisa sa fête et approuva son culte qui s'étendit très vite à toute l'église. De très nombreuses églises ; chapelles et oratoires furent bâtis en son honneur.
   Saint-Roch , patron des médecins est invoqué contre les maladies incurables, les douleurs articulaires aux genoux, les maladies du foie et la jaunisse mais aussi pour soulager la souffrance des animaux et en particulier des chiens.        

                St Antoine Ermite

st-antoine-ermite.jpgAntoine naquit en Haute Egypte de parents nobles et chrétiens, qu'il perdit  vers 269, alors qu'il était seulement âgé de 18 ans.
    Entrant un jour dans une église lorsqu'on y lisait ces paroles de l'Évangile: Si vous voulez être parfait, allez, vendez tout ce que vous avez, et donnez-en le prix aux pauvres, Antoine prit pour lui cette leçon du Maître divin.  S'en retournant en sa maison, il abandonna tous ses biens aux pauvres , plaça sa sœur dans un couvent et embrassa la vie érémitique dont il devait devenir le patriarche. Il demeura quelque temps auprès d'un vieil ermite avant de vivre solitaire dans un cimetière voisin. Il y connut une vie austère, faite de prières, de travail manuel et de pénitence, subissant les célèbres tentations et épreuves de la chair, mais les surmontant toutes.
    Sa renommée commença à s'étendre et, quinze ans plus tard, il s'installa dans un fort abandonné de Pispir où il vécut vingt  ans de complète solitude, mangeant seulement ce qu'on lui jetait par-dessus le mur. 
    Peu à peu les disciples se réunirent près de sa retraite. Il fonda le modèle même de la vie monastique Il en sortit en 305 et organisa la communauté. Chaque moine vivait dans la prière et la pénitence sous l'autorité d'Antoine et tous se rassemblaient pour le culte et le travail collectif.
    En 311, Antoine  partit pour Alexandrie afin d'y encourager les chrétiens persécutés ? A son retour, il fonda un autre monastère à Pispir, puis se retira dans la solitude du mont Qolzum près de la mer Rouge. Cette fois il prit avec lui un jeune disciple, Macaire. Les ariens ayant soulevé une nouvelle persécution contre les chrétiens d'Alexandrie, il y fut appelé par Saint-Athanase (1) pour s'opposer à la fureur de ces hérétiques, et fortifier les fidèles dans la foi.  Il y réussit si bien que les prêtres des païens eux-mêmes recourraient à l'homme de Dieu et que les conversions se multipliaient a tel point que le gouverneur d'Egypte lui demanda de rester à Alexandrie pour y continuer son œuvre de paix et de salut.
    Quand la liberté fut donnée à l'église par Constantin, les monarques et les princes  n'eurent pour lui que respect et vénération ; son influence fut telle que le titre de " Grand " lui fut décerné. Retiré dans une cave il attendit la mort qui survint le 17 janvier de l'année 356, et dans la 105 me de son âge. Il fut enterré en secret et ses reliques ne furent découvertes qu'en 561. On les transféra la même année à Alexandrie.
Certains historiens prétendent qu'elles sont à Constantinople ou à la Motte-Saint-Didier (Saint-Antoine dans le Dauphiné). Cette dernière étant le lieu d'origine de l'ordre hospitalier des Antonins fondé vers l'an 1100.
      
            Les attributs de Saint-Antoine
                                  L'emblème du cochon et de la clochette, associé traditionnellement à Antoine, vient de cet ordre. Leurs  cochons avaient le privilège de courir librement dans les rues pour recevoir leur nourriture des habitants. On dit aussi, que la clochette accrochée en haut du bâton lui servait à appeler les solitaires.

         Saint Antoine de Padoue  et l'ange caché

st-antoine-de-padoue-3.jpg   
      ange-cache1-2.jpg    ange-cache-2.jpg    ange-cache-3.jpg

 Alors que trois des quatre anges qui supportent le socle ont le regard fixe, face a eux, l'ange face au mur de la sacristie à la tête tournée a 45 degrés. Il a également une tenue vestimentaire différente des autres anges et son genou est dénudé.

                                                                         

 

 

Date de dernière mise à jour : jeudi, 04 Juillet 2013

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