I Lettre pastorale Mgr Billard I I     La sépulture de Mgr  Billard  I      I Les visites pastorales   I

    I   Les Evêques d'Alet   I     I    L'abbé Henri Boudet   I  Encyclique SS Léon XIII  II

        Léon XIII Pape (1810-1903) 

             leon-xiii-couleur.jpg     Vincenzo Gioacchino Pecci est né à Carpinéto le 2 mars 1810. Nommé par Grégoire XVI prélat de sa Maison et référendaire à la signature le 16 mars 1837 ; et peu après, déléguât à Bénévent, puis à Spolète et Pérouse.
Préconisé Archevêque de Damiette en 1843, il fut envoyé comme Nonce à Bruxelles et le 18 janvier 1846, comme archevêque-évêque de Pérouse. Cardinal dans le Consistoire du 29 décembre 1853, puis Camerlingue de la Sainte Eglise romaine. Élu Pape le 2 février 1878, et couronné le 3 mars 1878.
Agé de 68 ans, Léon XIII est d'une santé fragile, considéré comme un Pape de transition, après le long pontificat de Pie IX, il sera Pape de 1878 à 1903. Après Saint- Pierre et Pie IX c’est le plus long pontificat de l’histoire, le sien n’en durera pas moins de 25 ans et sera marqué par de grands événements :
L’ouverture en 1881, des archives du Vatican aux chercheurs, invitant ainsi les historiens à un plus grand respect de la vérité objective : Dieu n’a pas besoin de nos  mensonges, avait-il coutume de dire.
En 1884, il promulgua l'encyclique Humanum genus  condamnant la franc-maçonnerie et en  1893 l’encyclique Rerum novarum pour défendre le droit de propriété mais aussi pour dénoncer l’exploitation ouvrière.
Profondément pieux Léon XIII, par de nombreuses encycliques, prôna une dévotion conservatrice à la Vierge Marie et au Rosaire, à Saint-Joseph et à la Saint famille.  Pendant l’année Sainte de 1900 il consacra le genre humain au Sacré Cœur de Jésus. 

armes-leon-xiii.jpg

  Les armes de Léon XIII
"Lumen in coelo »

 Lumière dans le ciel.
- Périphrase latine extraite d'une prophétie attribuée au moine Irlandais saint Malachie (1094-1148).

                                      

                                      L'église et la Franc-Maçonnerie

                                    Fmc 2 Fm1 2 Fm3 Fm2 5 Fm4 2 Fm5 2 

                                    Leon1 1 Leon2 1 Leon3 1 Leon4 1  Rm1 2 Rm2 1 Rm3 1

                                                  Frm Frm 0001 Frm 0002 Frm 0003 Cv 2

                         Extrait :Causeries du dimanche, neuvième série : Où nous mène la franc-maçonnerie ?  
                                                         La Maison de la Bonne Presse - Paris 

                                                          ©  André Galaup - Archives personnelles.

       Monseigneur François-Alexandre - Marie Roullet de la Bouilerie  

  mgr-de-la-bouillerie-couleur.jpg                                                       
  Monseigneur François-Alexandre- Marie Roullet de La Bouillerie, était le cadet d’une famille angevine, qui, au XVII ° siècle, avait ajouté à son patronyme le nom de sa terre. Il était né à Paris, Palais de l'Elysée  le 10 août 1810.
Son père devait sa fortune politique à Bonaparte qui lui avait donné la succession de son oncle, M. de Biré, payeur aux armées d’Italie et qui par la suite l’avait fait trésorier général de la couronne. Il eut également les faveurs de Louis XIII et Charles X qui l’avaient maintenu  dans sa charge. Il fut  conseiller d’Etat et ministre, pair de France, et en 1827, Grand Croix de la Légion d’Honneur.
Mgr Affre le fit entrer dans le foyer des prêtres qui vivaient au Petit-séminaire de Saint Nicolas du Chardonnet dont l’abbé Dupanloup était le supérieur.
Ordonné prêtre en 1840, il est nommé vicaire général de Paris. Préconisé le 23 mars et sacré à Paris, le 20 mai 1855. Assistant au trône pontifical.
Par décret impérial de nomination du 6 février 1855 il est nommé Evêque de Carcassonne. Monseigneur Henri Gaston de Bonnechose, qui avait toute la confiance  de l’Empereur qui ne signait aucune nomination épiscopale sans prendre soin avis  n’eut d’ailleurs aucune difficulté à faire  donner sa succession à l’abbé de la Bouillerie.
Le 3 février1855, il est élu mainteneur et prononce, le 11 juin de la même année un discours de remerciements ayant pour sujet "La Religion et l'Académie des Jeux Floraux.
Monseigneur de la Bouillerie au nom de Pie IX à présidé les cérémonies du couronnement de Notre-Dame de Marceille à Limoux  le 14 septembre 1862.
 En 1872 il est appelé auprès de l'archevêque de Bordeaux comme coadjuteur avec survivance puis avec le titre d'archevêque de Perga "in partibus".
Léon XIII manda le prélat, et s'entretint à plusieurs reprises avec lui de la restauration de la philosophie chrétienne.
Durant son séjour à Rome, Mgr de La Bouillerie présenta une communication, qui fut fort remarquée, à l'Académie romaine de saint Thomas d'Aquin, fondée par Léon XIII et dont il venait d'être nommé un des premiers membres.
Il revint à Bordeaux avec de grands, projets; il était tout à la philosophie. Le 7 mars 1882 il était à Toulouse pour y prêcher le panégyrique de saint Thomas qu'il donna en présence du cardinal Desprez, de Mgr de Cabrières et de nombreux évêques. Son étude imprima un nouvel élan aux études thomistes. Mais trois mois plus tard, une mort presque, subite dissipait tous les espoirs que l'on mettait sur l'œuvre de l'évêque de Perga. Léon XIII perdait un de ses principaux collaborateurs dans sa gigantesque entreprise de restauration de la pensée chrétienne.
Il est décède à Bordeaux le 8 juillet 1882.

     Monseigneur François de Sales Albert Leuilleux (1873-1881)

leuillieux-couleur.jpg Afin de pourvoir au siège laissé vacant après le départ de Mgr de la Bouillerie, Mgr de Bonnechose fit nommer le desservant de la paroisse de St François de Sales de Boulogne-sur-Mer, l'abbé Leuilleux, prénommé comme son église dont il était le fondateur.
Nommé le 16 décembre 1872, il attendit sa préconisation jusqu’au Consistoire et fut sacré le 11 juin 1873, en son église, comme l'avait souhaité le Pape.
Mgr Leuilleux arriva à Carcassonne, le 24 juin 1873, et ne passa que huit ans à Carcassonne. Il n’eut peu de temps pour se faire apprécier par ses prêtres. C'est sous son épiscopat que commença cette guerre de trente ans entre l'Eglise de France et le Gouvernement. Mgr Leuilleux lutta avec prudence, mais ce n'est pas pour autant qu'il fut disposé à laisser passer l'injure sans la relever.
Durant le ministère de Mgr Leuilleux, Il n'est pas un malheur diocésain, national, ou mondial, qui ne soit pour l'Evêque, l'occasion d'exciter avec succès la générosité des fidèles. Plus localement, lors des inondations du Midi, en 1875, qui firent 700 victimes, Mgr Leuilleux suscita un mouvement de solidarité en faveur des sinistrés, qui donna la somme considérable de 49.380,20 frs.
Sur la fin de son épiscopat, Mgr Leuilleux dut endurer de grandes déconvenues. En 1879, lors de la procession de la Fête-Dieu il observa que les dévots n'y participaient pas.
L'année suivante, celui à qui sa ville épiscopale avait fait un accueil triomphal, reçut du maire de Carcassonne, la notification d'un arrêté pris le 14 mai 1880, et approuvé par le Préfet le même jour, par lequel les processions et toutes cérémonies religieuses, autres que celles concernant les enterrements, sont interdites hors des édifices du Culte dans toute l'étendue de la commune de Carcassonne. Mgr Leuil-leux ne discuta pas les ordres mais regrettait de telles mesures qui affligent tout à la fois l'Evêque du diocèse, son Clergé et des milliers de Fidèles.
 Mais il estimait qu'il devait donner l'exemple de la soumission aux Pouvoirs établis. Ses curés étaient d'un autre tempérament.  À Carcassonne c'est la Croix de mission qui a été abattue au début de mars 1881, la municipalité ayant déclaré que la Croix monumentale effrayait les bêtes.
L'archiprêtre Larroque en fit savoir quelque chose au maire de Limoux qui poussait son souci d'assurer la libre circulation jusqu'à interdire aux pèlerins de N-D de Marceille de traverser la route, pour aller dérouler leur procession sur l'Esplanade.
Mgr Leuilleux ne passa que huit ans à Carcassonne et fut promu à l'archevêché de Chambéry. Il quitta Carcassonne le 14 juillet 1881. Il décéda le 11 mai 1893.

 armes-leuilleux.jpg    Les armes de Mgr Leuilleux

In fide et lenitate (dans la foi et la mansuétude).
 La Foi, représentée par une statue posée sur le quart du monde et tenant la croix dans une main;
la douceur, par deux brebis dont le regard est dirigé vers la croix.

 

 

    Monseigneur Félix-Arsène BILLARD   (1881-1901)                                     

billard-couleur.jpg        Monseigneur Félix-Arsène-Billard était né à St-Valery-en-Caux (Seine-Inférieure), le 23 octobre 1829, d'un père tonnelier et d'une mère mercière. Après de brillantes études au Petit Séminaire de Mont-aux-Malades et au Grand Séminaire de Rouen, il fut nommé professeur à l'Institution libre de Boisguillaume et reçut l'ordination sacerdotale le 17 décembre 1853. En 1858, il quitta la chaire de rhétorique et devint vicaire de St-Rémy, à Dieppe. Envoyé comme vicaire à St-Patrice à Rouen. En 1860, il quitta trois ans après cette paroisse pour exercer le même ministère à la cathédrale. Appelé à la cure de Caudebec-en-Elbeuf, près de Rouen en 1868, c'est dans cette paroisse que Mgr de Bonnechose vint le prendre en 1877 pour le faire chanoine titulaire de sa cathédrale, Supérieur de Communauté  de la Providence et plus tard Vicaire Général. Le 10 août 1868, évêque de Narbonne, chanoine titulaire le 1 er janvier 1877; vicaire général, le 10 janvier 1880. Nommé à l'Evêché de Carcassonne par décret du 17 février 1881, Léon XIII le préconisa le 13 mai 1881. Il prit possession de son diocèse par l'intermédiaire de M. Fournier, Vicaire Général le 6 juillet. Monseigneur Billard arriva à Carcassonne, le 3 août 1881. Sacré à Rouen le 25 juillet 1881, il fit son entrée solennelle dans sa Cathédrale le 6 août. Le doyen d'âge du Chapitre, M. Dardenne l'accueillait à la porte de sa Cathédrale, le vicaire général Fournier lui présentait le diocèse: 400 prêtres étaient là et la foule des fidèles remplissait la nef et les chapelles. Mgr Billard a été impliqué dans une procédure et soupçonné d'avoir distrait l'héritage d'une riche famille de Coursan (Aude). L'épiscopat de Mgr Billard aura duré un peu plus de vingt ans et quatre mois. Mgr Billard avait le titre de Comte romain et d'assistant au Trône Pontifical. Décédé à Carcassonne le mardi 3 décembre 1901à 4 h 30, ses obsèques eurent lieu le lundi 9 décembre à 1O heures.


    billlard-3.jpgLes armes de Mgr Billard

In verbo tuo laxabo rete
D'azur à une nacelle d'argent (alias d'or) sur mer du second avec Saint-Pierre comme pilote, tenant une rame de sa main dextre et une croix haute de Calvaire comme mat de sa main senestre, le tout d'argent.

 

 

     Monseigneur Paul Félix BEUVAIN de BEAUSEJOUR  (1904-1925)

 beausejour-couleur.jpg   Le 9 décembre 1901, Mgr Félix Arsène Billard quittait ce monde terrestre. Le 11décembre, le Président de la République agréa par décret, MM Cantegril et Rodière, élus par le Chapitre aux fonctions de vicaires capitulaires. 
                                                                        Des nominations contestées.
     Ce fut, en premier, l'opposition du Chanoine Verguet à l'élection des vicaires capitulaires dans une forme qu'il estima anti-canonique. Il en exposa les motifs et les circonstances  et dénonça la dite élection à Sainte Congrégation du Concile. Mgr de Beauséjour ayant fait acte d'administration de son diocèse en nommant vicaire général M. Cantegril, avant qu'il n'ait pris possession par procureur, notre chanoine se sentit obligé par un décret de Boniface VIII, de dénoncer le délit à Léon XIII, et d'avertir le nouvel évêque qu'il était frappé de suspense, ainsi que ceux qui avaient accepté de lui une charge. Léopold Verguet publia les faits et les documents qu'il avait envoyés au Saint-Siège en trois brochures "confidentielles".
      Vinrent ensuite les circonstances dans lesquelles, M. l'abbé Sicre, en vertu d'une promesse autographe de Mgr Billard, écrite et ignée le 13 octobre 1900, et la nomination souscrite le 3 octobre 1901, prit possession de la stalle de chanoine honoraire. Il y eut un épilogue le 23 septembre 1904 qui donna l'occasion à Léandre Sicre, curé de Thézan, "chanoine honoraire", d'adresser à Mgr de Beauséjour une lettre écrite de la meilleure plume du XVII e siècle. 
                                                                                                                                   De dures épreuves attendaient l'Evêque 
     Mgr de Beauséjour connut des épreuves plus sérieuses avant d'arriver à Carcassonne. Il était à Besançon, vicaire général, quand un décret, en date du 13 mai 1902, signé du président Emile Loubet, publié au Journal Officiel du 24 mai, le nomma évêque de Carcassonne. Mgr de Beauséjour est de noblesse de robe et l'arrière petit-neveu du cardinal de Belloy, archevêque de Paris, mort en 1808. Sa vénérable mère est en vie, elle a 89 ans. Lui, en a 63, et, quand il arrivera à Carcassonne en aura 65. Mgr de Beauséjour est le plus chargé d'années ( Mgr de la Porte avait 46 ans; de Gualy 60; de Bonnechose 48; Leuilleux 50; la Bouillerie 45; Billard 52 et Coste fut coadjuteur à 52 ans.) Le Pape le préconisa le 9 juin suivant. Il peut dés lors, administrer son diocèse, mais il n'est pas encore évêque; il doit attendre les bulles. C'est Rome qui les expédie, mais le Conseil d'Etat doit les enregistrer, et voilà que ce dernier refuse de les recevoir, Mgr de Beauséjour ne pourra donc être sacré, c'est à dire recevoir "la plus haute communication de l'ordre", le 15 septembre 1902, comme cela était prévu. 
                                                                                                                                                Pourquoi une telle attente?
    Le texte des bulles, depuis longtemps, emploie la formule "nobis nominavit" qui signifie que le Président de la République a "présenté à nous" (le Pape). Un décret du 27 septembre 1872 explique que c'est ainsi qu'il faut entendre cette formule.Mais à l'occasion de la nomination de Mgr Campistron à Annecy et de Mgr de Beauséjour à Carcassonne, on exige la formule primitive, délaissée depuis 1804, c'est à dire qui reconnaît sans ambages que le gouvernement a nommé ("nominavit" tout simplement), et le Pape a donné l'investiture à celui que le Chef de l'Etat a nommé.S'en suivit une longue et pénible querelle de mots. Il faut dire que depuis près de cinquante ans , l'Eglise et l'Etat en France sont comme "deux vieux conjoints, d'humeur incompatible et que le Concordat a marié malgré eux." Jusqu'ici, en principe, il sont unis et l'un porte à l'autre une haine mortelle.                                                       
                                                                                                                                            Après deux ans et quatre mois 
    Sur la concession de Pie X, Mgr de Beauséjour eut ses bulles, et fut sacré à Vesoul, le 20 mars 1904 pat Mgr Germain, archevêque de Toulouse, son ami, assisté de ses collègues, anciens vicaires généraux de Besançon: Toucher, d'Orléans et Dubillard, de Quimper et en présence d'une forte et brillante délégation Carcassonnaise.
    Le 7 avril 1904, l'Eglise de Carcassonne, après une attente de deux ans et quatre mois, recevait le pasteur qui régirait le troupeau durant vingt-huit ans. De sombres années vont marquer son début de ministère à Carcassonne. Tout lui fut enlevé: sa maison, ses séminaires, leur mobilier, leurs bibliothèques, les presbytères de ses curés, les religieux et religieuses contraints à l'exil ou soumis à d'humiliants camouflages ou déguisements. Mais Monseigneur n'était pas homme à baisser les bras. Il refit tout. D'abord le recrutement sacerdotal, il réorganisa la Maîtrise. Il fit essaimer, du vieux Petit Séminaire, le Séminaire Saint-François Xavier de Castelnaudary. La béatification de Jeanne d'Arc lui est un motif de mobiliser toutes les forces catholiques du diocèse. Du 18 au 22 novembre 1909, Carcassonne est en fête. L'archevêque de Toulouse, l'Evêque d'Orléans, Mgr Trouchet, Mgr de Cabrières, Mgr de Carsalade, Mgr Izart, Mgr Breton, recteur de l'Institut Catholique de Toulouse donnent un éclat à ces fêtes. Mais en août 1914, c'est la Grande Guerre, et le diocèse est dépeuplé de prêtres qui partent comme leurs paroissiens et avec eux. Plus d'un quart de siècle a passé depuis son intronisation et l'opinion dira de Mgr de Beauséjour, qu'il ne connaissait pas plus de cinquante prêtres de son diocèse. C'est vrai, il les avait peu rencontrés, mais il les connaissait parfaitement. Avant de porter sur eux un jugement spécifique d'évêque, en homme, il jugeait l'homme, car en lui la base humaine était ample, profonde et solide diront ceux qui furent à ces côtés durant ces années. A 86 ans, en 1925, vieillard dans un temps où la pensée de la retraite est exclue à priori de l'âme épiscopale , il se résigna à accepter un coadjuteur. Il l'eût pris plus tôt, s'il avait été l'homme de son choix. Saglio et Tournié en qui il avait beaucoup d'estime étaient morts, il accepta alors celui qu'on lui donnait. Le choix se porta sur Mgr Emmanuel Jean Joseph Coste. Le vieil évêque eut la grande consolation de voir que son œuvre était en de bonne mains et qu'il pouvait partir en paix.
armesbeausejour.jpg

Armes de Mgr de Beauséjour

In laboribus plurimus (Multiples labeur)
D'azur au sautoir d'or, accom-pagné de quatre étoiles de même et chargé en cœur d'un bœuf de gueules passant.

 

 

      Bérenger Saunière (1885-1927)

 sauniere-n-et-b.jpg                    Sa jeunesse - ses études - son ministère

      Bérenger Saunière est né le 11 avril 1852 à Montazels, petite commune de la Haute Vallée de l’Aude de 453 habitants à 1 km de Couiza.
Sa famille comme l’on dit à l’époque tenait un certain rang et était considérée comme notables. Son père Joseph Saunière avait été premier magistrat de la commune, régisseur des terres du château appartenant au Marquis de Casemajou, puis de la famille Bourzes et gérant de la minoterie du village. La maison Saunière se situait sur la place du village avec vue sur une magnifique fontaine.
Saunière était l’aîné de sept enfants. Son frère cadet, Jean Marie, né en 1855, ordonné prêtre 1878, entra chez les Jésuites en 1879, fut nommé professeur au Petite Séminaire de Narbonne jusqu’en 1897, retiré à Montazels en 1904 où il mourut le 9 septembre 1905.
Après avoir été un bon élève à l’école primaire de Montazels et Collège des doctrinaires à Limoux Bérenger est remarqué par le clergé local, qui le fait entrer au Petit Séminaire et ensuite Grand Séminaire de Carcassonne. Saunière fait de brillantes études .Sa vocation ne fut jamais mise en doute et il gagna l’estime de son Évêque, M. Félix Billard.
   Il est ordonné prêtre au cours de l’Ordination Générale de juin 1879 et nommé vicaire à Alet-les-Bains, le 16 juillet 1879.Une paroisse importante, station, thermale réputée , siège d’un ancien Évêché, cure de première classe. Il y restera 3 ans.
Le 16 juin 1882, il est nommé curé desservant de la paroisse de Le Clat qui comptait 268 habitants. Paroisse située à plus de mille mètres d’altitude, très enneigée l’hiver et seul un sentier muletier qui reliait à l’époque Le Clat à Axat. Il y passera trois ans.
Le 1 er juin 1885, il est nommé curé desservant de Rennes-le-Château, 205 habitants.
Ce fut une grande satisfaction, car cette nouvelle affectation le rapprochait de son village natal, de sa famille et ses amis. Vicaire à Alet-les-Bains, curé d'un petit village sur le haut plateau de l'arrière pays, le voilà aujourd'hui curé d'une paroisse de 300 habitants. Une belle promotion pour ce prêtre de 33 ans.
Trois mois après son arrivée, il y aura un incident à l’occasion des élections législatives, son traitement sera supprimé par ordre du Ministre des Cultes et son déplacement demandé. Il sera nommé en janvier 1886, professeur au séminaire de Narbonne. En fin d’année scolaire, il est renommé officiellement curé desservant de Rennes-le-Château, son traitement lui sera rétabli le 1 er juillet 1886.
Les années qui vont suivre seront agitées pour le prêtre et se termineront par une nomination de curé desservant de Coustouge le 22 janvier 1909. Saunière refusera de s’y rendre prétextant qu’il ne voulait pas s’éloigner de sa famille et de son village natal ou il avait de nombreux amis.
Monseigneur Billard qui l’a toujours protégé décède en 1901, Monseigneur de Beauséjour qui lui succède n’accepte pas ce refus. Les deux ecclésiastiques entrent en conflit. Saunière démissionne de toutes ses activités officielles du ministère et le 1 er février 1909 se retire au presbytère qu’il à loué à la Mairie.
So
n successeur, l’abbé Marty, curé de Coustaussa, fut nommé le 2 juillet 1909 mais avec résidence à Caderonne, hameau d’Esperaza.
Durant la guerre de 14-18, l’abbé Rivière, curé d’Espéraza dessert les paroisses alentours, les curés du doyenné étant mobilisés.
C’est l’abbé Rivière, qui, le 24 janvier 1917 après l'avoir relevé de sa suspense " in articulo mortis" procéda à la sépulture religieuse de Saunière dans le cimetière communal et signera l’acte de décès avec mention " curé de Rennes-le-Château ".

     Photos - © Copyright André Galaup

Date de dernière mise à jour : lundi, 06 Janvier 2014

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×